Effeuillage burlesque

Histoire de l’effeuillage burlesque, à travers les grands cabarets.

L’histoire raconte que les prémices de l’effeuillage burlesque aurait commencé à Paris, un soir de 1894 avec une drôle de représentation au Concert Lisbonne, l’actuel Divan du Monde rue des martyrs.
Une femme Blanche Cavalli se prête à un effeuillage, retirant un à un ses vêtements, comme pour aller se coucher, et finit complétement nue, on n’avait jamais vu ça ! Ce spectacle fit fureur, mais partagée entre succès et scandale, la salle restera fermée pendant un an.

 


On assiste par la suite à un nouveau genre de numéro aux « Folies Bergères » avec le triomphe d’une artiste américaine Loie Fuller, célèbre pour les voiles qu’elle faisait tournoyer dans ses chorégraphies qu’elle appela « Danse serpentine ». Pionnière d’un nouveau genre de danse, s’octroyant le port du corset et incarnant une nouvelle liberté, cette artiste à la renommée internationale inspira par la suite de nombreuses artistes burlesques dont aujourd’hui l’anglaise Vicky Butterfly.
Le film « La danseuse »
sortie en 2016 réalisé par Stéphanie Di Giusto avec l’actrice Soko, retrace bien son histoire.

 

A quelques pas de la rue des Martyrs le Moulin Rouge, connait un succès phénoménale avec son célèbre « French Cancan », cris, grands écarts, jetés-battus et lancés de jupon, qui attire de plus en plus d’amateur. Une danse exubérante et provocante, sous les airs d’Offenbach avec son « Galop infernal », renommée par la suite French Cancan.
Ces danseuses sont  des pionnières dans une société ou l’émancipation de la femme était très difficile car souvent lié à un manque d’indépendance financière. Pour la première fois, on assiste à une révolution, les danseuses de cancan gagnent plus que les danseurs.

 

Plus tard encore le Crazy Horse osera des tableaux de danseuses nues habillés uniquement par les lumières.L’effeuillage burlesque peut s’exprimer de multiples manières, mais très souvent à travers des numéros de danse, dans lesquelles des femmes mettent en scène l’art de se déshabiller.

 

Puis repris au cinema, nous retrouverons Brigitte Bardot et Jeanne Moreau dans le film « Viva Maria » :

 

 

 

 

 

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