Emeraude Plum, l’aventure d’une Olala Girl !

 
Emeraude Plum a commencé le burlesque il y a un peu plus d’un an avec le tout premier « Olala Lab »à Paris ! Un atelier de création sur 5 mois avec pour finalité un grand spectacle dans des conditions professionnelles. Je me souviens d’elle lors du tout premier atelier, discrète, attentive et silencieuse.
Il est vrai que je m’amuse toujours à essayer de deviner qui parmi c’est 12 participantes sera gagné par la fièvre Burlesque et ne pourra plus s’arrêter !

Souvent c’est une vraie surprise et le temps de nous montre que la motivation et l’engagement pour cet art est un travail qui demande beaucoup d’investissement personnel.
 
Depuis le Olala Lab, Emeraude Plum a créée d’autres numéros et a eut la chance de monter sur différentes scènes comme le Cabaret Olala à l’Eurydice, la Guinguette des demoiselles, le Wunder Kabarett, et depuis peu membre de ‘La Maison Burla’ !

Quels sont tes « personnages burlesques », sont-ils très différent de toi ? 
Concernant mes numéros, chacun correspond à un personnage féminin puissant ou une entité autour duquel s’articule une histoire. Un poupée possédée, une mafieuse, et je travaille actuellement sur une cyborg dans un univers post-apocalyptique.
Ces personnages sont différents de moi, dans le sens ou ils ont chacun leur histoire, leur personnalité et même leur petit nom. Je pense qu’ils sont nés de la frustration du peu de représentation d’héroïnes dans les films de mon enfance. Le burlesque est une belle opportunité de les incarner.
 
            « La poupée possédée » Credit photo Eric Delage

As-tu rencontré des difficultés à te lancer vis-à-vis de tes proches ou de ta famille, ou au contraire ils t’ont soutenu !?
Seule ma soeur sait que je performe et elle m’est d’un grand soutien, d’ailleurs elle participe aussi à la confection de mes accessoires de scène. Concernant le reste de ma famille, ils ne sont pas au courant, je crains qu’ils ne soient en mesure de comprendre ni de l’accepter.
 
 « Dirty Malone » Credit photo Eric Delage
 
Quelle est la plus grande surprise pour toi en découvrant cette art ?
L’effusion de créativité, d’ingéniosité et d’humour; il y a des codes certes, mais pas vraiment de limites à ce qu’on peut faire ce qui laisse la place à beaucoup d’originalité.
Et aussi les belles rencontres!
 
Quels sont  maintenant tes objectifs, jusqu’où aimerais tu aller ?
Continuer d’apprendre, créer de nouveaux numéros, monter sur scène plus régulièrement, apprendre les ficelles du métier et pourquoi d’ici quelques années monter un petit spectacle burlesque? J’aimerai aussi pouvoir participer à des festivals internationaux mais la concurrence est rude et le niveau très élevé, j’ai encore du chemin à faire avant!
 
                  « Poupée possédée » Credit photo Guy Landry
 
Quand tu regardes l’année qui vient de s’écouler,
qu’est-ce qui a changé pour toi depuis le début de cette expérience ?
Je sens que j’ai beaucoup évolué au niveau personnel, je suis beaucoup plus assurée et cela porte ses bénéfices jusqu’à mon milieu professionnel, j’ose plus me mettre en avant et affirmer mon opinion. Je me dis parfois « hier tu as dansé en nippies devant 60 personnes alors tu peux bien monter un peu le ton dans cette réunion pour te faire entendre ».On dit souvent que pour se sentir à l’aise face a un auditoire il faut l’imaginer « nu » mais d’un point de vue d’une effeuilleuse, c’est l’inverse qui aide (rires).
Je me suis aussi rendue compte que le processus créatif et l’échange avec le public est ce qui me rend vraiment heureuse et me booste dans tous les autres pans de ma vie.
 
Une phrase ou une citation, qui t’aide à te motiver et à continuer de créer ?
Souvent avant de monter sur scène j’angoisse terriblement, « Est ce que le public va rire, est ce qu’il va prendre du plaisir à voir mon numéro, est ce que je suis légitime pour le faire? » et finalement j’essaye de faire le vide et je me dis « Fais le et tu verras après, te poses plus de question! » ça a l’air tout bête mais ça m’aide!
Pour le côté créatif, j’ai tellement d’idée en tête que c’est plus de la frustration de ne pas avoir plus de temps.
 
Credit photo Eric Delage

Et le must dans tout ça, c’est qu’elle a une voix magnifique.
A suivre…
 
Mlle Loison,
 

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